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« Ce que le projet m’a apporté ? Grâce aux sensibilisations, j’ai compris qu’il est obligatoire de scolariser nos enfants, car ce sont eux qui représentent le futur. L’activité de maraîchage, plus rentable que l’agriculture, nous procure déjà des revenus et nous permet d’avoir une caisse pour soutenir nos membres qui ont des difficultés à subvenir aux besoins de leurs enfants.» |
Jeanne Lanmalia, présidente du groupement
Mawoulomé,
village de Djoko, commune de Zè, bénéficiaire du projet C.A.D.R.E |
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« Après avoir été chassé par mon père lors de son deuxième mariage, j’ai du abandonner l’école et me refugier chez ma grand’mère.
J’ai vite compris que c’était le moment
de me prendre en charge. Je suis devenu
colporteur dans le marché de Dantokpa. Je dormais au CEO et c’est là que j’ai été orienté vers la formation en boulangerie dispensée à la Maison de l’Espérance. J’y ai trouvé une protection et de l’amitié, mais aussi un travail en tant que boulanger. Un jour, j’ouvrirai ma boulangerie ou une boutique et j’aiderai à mon tour les enfants du marché, pour
qu’ils n’y retournent plus.» |
Charlemagne, 18 ans, boulanger ayant suivi la
formation à la Maison de l’Espérance |
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Depuis le début de nos activités,
nous avons travaillé sur trois axes (« composantes »): |
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1 Le renforcement du dispositif institutionnel de lutte contre
la traite et l’exploitation d’enfants |
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2 La réduction des causes structurelles de la traite et de
l’exploitation d’enfants |
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3 La sécurisation des conditions de vie des enfants travailleurs et la valorisation de leurs compétences professionnelles |
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Télécharger ici le rapport
d'activités à mi-parcours |
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Composante 1. Le renforcement du dispositif institutionnel
de lutte contre la traite et l'exploitation d'enfants |
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Le projet facilite l’accès à l’information des acteurs grâce à la mise en place du site internet de la CNSCPE (www.cnscpe.net), à l’édition et la diffusion de la lettre trimestrielle d’information auprès des acteurs (jusqu’à présent dix numéros ont été édités en 300 exemplaires chacun) et aux échanges d’informations au sein des Comités techniques de la CNSCPE.
Le projet joue en faveur de l’amélioration de la connaissance sur les droits de l’enfant : le BCAT a créé sur le site de la CNSCPE une page de bibliothèque virtuelle et y a placé les conventions internationales ratifiées par le Bénin, le code de l’enfant, les rapports et études existants sur les droits de l’enfant, etc.; le bcat a élaboré un bilan de la diffusion des instruments essentiels à la protection de l’enfant tels que la loi 2006-04 sur les conditions de déplacement des mineurs et de répression de la traite d’enfants en République du Bénin, le code de l’enfant, le document de politiques et stratégies de protection de l’enfant, l’étude nationale sur la traite, l’étude sur les causes structurelles de la traite; le BCAT a procédé à l’analyse des statistiques sur les infractions commises sur les mineurs de 2006 à 2009.
Le projet appui l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale de communication sur les dispositions juridiques pour la protection de l’enfant et son plan d’action budgétisé 2011-2014. Le BCAT a aussi réalisé des outils de communication divers: développer l’auto protection chez les enfants grâce au personnage «éta est-elle tétue?» (livres, dépliants, boîte à image, power point), militer pour les droits de l’enfant et le bien être des enfants à travers un album slam composé de 7 morceaux (en français, fon et yoruba).
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Composante 2. La réduction des causes structurelles
de la traite et de l’exploitation d’enfants |
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Le projet participe à la réduction des causes structurelles de la traite et de l’exploitation d’enfants grâce à la mise en place d’un fonds national de subvention des initiatives locales portées par des acteurs non étatiques (ANE).
Pour s’assurer de la pertinence des actions à subventionner, le BCAT a tout d’abord procédé à l’identification des causes structurelles ce qui a permis de dégager - de manière participative avec les acteurs de protection de l’enfance répartis dans les 12 départements du Bénin - trois thèmes considérés comme essentiels pour agir directement sur les causes structurelles de la traite :
• La sensibilisation de proximité et participative sur les droits de l'enfant ;
• Le renforcement économique des communautés en vue d'une parenté responsable ;
• L’application de mesures pour le maintien durable des enfants dans le système scolaire.
Sur cette base, les ANE ont été invitées à présenter des propositions de projets. L’évaluation de ces dernières a permis d’attribuer des subventions entre 25 et 40 millions de FCFA à 11 OSCs pour mettre en œuvre leurs initiatives. Il s’agit des OSCs suivantes :
• Association de lutte pour un développement intégré et pour la protection de l'environnement (ALDIPE) ;
• Aide et solidarité ;
• Animation et développement des initiatives locales et aide à l'enfance (ANDIA).
• Autre vie ;
• Boussole de la cité ;
• Cercle d’action pour une décentralisation réussie (CADRE) ;
• Enfants solidaires d’Afrique et du monde (ESAM) ;
• Femmes enfants et environnement pour le développement (FEE-Dév) ;
• Foyer Don Bosco ;
• Programme d’insertion des enfants déshérités (PIED) ;
• Service de la charité pour le développement intégral de l'homme (SCDIH).
Les ONGs travaillent avec les groupements d’intérêt économique tels les groupements de femmes et de jeunes
pour une amélioration de leurs compétences techniques (maraichage, élevage, transformation alimentaire, gestion
commerciale, alphabétisation, etc.) et matérielles (équipements agricoles, cheptel, semences, etc.).
Les revenus ainsi améliorés peuvent servir, grâce aux activités de sensibilisation, à accorder la priorité au bien être des enfants : santé, nutrition, scolarisation, enregistrement à l’état civil, etc.
A côté du développement économique et social dont ils bénéficient, les communautés, les familles et les enfants eux-mêmes ainsi que les autorités sont invités à un suivi actif du respect des droits de l’enfant. |
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Composante 3. La sécurisation des conditions de vie des enfants
travailleurs et la valorisation de leurs compétences professionnelles |
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La sécurisation des conditions de vie des enfants travailleurs et la valorisation de leurs compétences professionnelles est assurée dans les trois plus grands marchés du Bénin (marché Dantokpa à Cotonou, marché Arzèkè à Parakou et le marché de Malanville).
Pour atteindre cet objectif, le projet s’est associé avec plusieurs ONGs: l’Association pour la protection de l’enfance malheureuse (APEM), le Carrefour d’écoute et d’orientation (CEO), la Confédération nationale des artisans du Bénin (CNAB), le
Groupe d’action et de recherche pour le développement humain (GRADH), les Sœurs salésiennes, Swisscontact, Terres rouges et ONG Vakpo.
Le projet facilite l’installation et appuie le fonctionnement des Centre de sécurisation des enfants (CESE). En effet, le projet a fortement contribué au renforcement des structures présentes dans le marché de Dantokpa: le centre J.B. Babo géré par le Carrefour d’écoute et d’orientation, la Maison de l’espérance et la Petite baraque, gérées respectivement par les Sœurs salésiennes et le Foyer Don Bosco. A Parakou et à Malanville, où il n’existait aucun centre de sécurisation, le projet LCTE II a travaillé avec les partenaires APEM et GRADH pour la création d’un CESE dans chacune de ces villes.
Le projet participe à la prise en charge des enfants à risque et/ou victimes de la traite et l’exploitation. Avec la mise en place des CESE, le projet offre accueil, soins et écoute de jour comme de nuit aux enfants dans le besoin. Ces centres, en activité depuis août 2008 sont organisés autour d’un paquet intégré de prise en charge des enfants:
(i) le repérage des enfants en situation difficile (exploités économiquement ou sexuellement, maltraités, en errance, enfants talibés, etc.); (ii) l'accueil et l'écoute de jour et de nuit des enfants de 5 à 17 ans; (iii) l'alphabétisation ou l'alternative éducative accélérée pour des enfants de 10 à 16 ans; (iv) la mise en place d'activités ludiques et sportives; (v) la prise en charge sanitaire ; (vi) la formation professionnelle des enfants âgés de plus de 14 ans ; (vii) le perfectionnement des patrons; (viii) la sensibilisation pour la promotion des droits de l'enfant.
Le projet appuie l’engagement du groupe d’éducateurs responsables de l’accueil des enfants. Etant les principaux interlocuteurs des enfants, les animateurs ont un rôle crucial dans leur accueil et ils doivent faire preuve de polyvalence dans leur approche pour développer tant les activités liées au renforcement scolaire que celles relatives au développement émotionnel et social des enfants.
Le BCAT a fait bénéficier les animateurs des nombreuses séances de renforcement des capacités afin de garantir un encadrement de qualité aux enfants. Un document de normes éthiques et un modèle de règlement intérieur pour les éducateurs travaillant dans des centres d’accueil d’enfants ont été élaborés. Un guide d’accompagnement de l’enfant a été réalisé dans le cadre du marché Dantokpa.
Le projet renforce la mobilisation sociale. Les CESE sont devenus une référence dans les trois marchés et ont favorisé une dynamique de changement important. Ainsi, le projet a réussi à organiser des groupes de femmes relais qui sont acceptés par les parents, patrons, tuteurs ou tutrice. Ces femmes participent à la sensibilisation dans les marchés. Le projet organise également la sensibilisation de groupes d'adultes par les séances d'IEC sur différentes thématiques (l'hygiène et la prévention des maladies, les droits de l'enfant, les droits des apprentis) visant la mobilisation de la communauté. Ces activités contribuent à la sensibilisation des responsables des marchés, à l'adhésion des patrons/tuteurs/tutrices, ainsi qu'à la création d'associations mobilisatrices des parents et des maîtres coraniques. Ces activités de sensibilisation sont complétées par des émissions sur les radios communautaires présentes dans les marchés. |
Quelques chiffres de la composante 3
• 791 enfants alphabétisés ;
• 234 enfants de plus de 14 ans ont suivi la formation professionnelle sur les
métiers suivants :
(i) boulangerie ; (ii) fabrication de savon ; (iii) gargoterie/maquis et (iv) gestion
commerciale ;
• 141 adultes (parents, patrons et/ou les tuteurs adhérant aux principes du
projet et autorisant leurs enfants à participer aux activités de ce dernier) ont
suivi des cours d'alphabétisation ;
• 150 émissions réalisées sur les radios communautaires des marchés ;
• 10118 enfants libérés grâce aux activités du programme ;
• 2697 enfants ont fréquenté les CESE ;
• 8789 enfants ont bénéficié de soins de santé, d'écoute et d'activités
récréatives.
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